Aldrick Cheronnet

Tout a commencé le 14 mars 1970, jour où un petit Aldrick voit le jour en Aquitaine. Né d’une mère instructrice d’équitation, le petit garnement met très vite le pied à l’étrier. À 16 ans, l’heure est venue de se confronter aux autres et l’Aquitain fait alors ses premiers pas en concours et, trente-et-un an plus tard, la passion, l’envie et la réussite ne l’ont toujours pas quitté. Les premiers titres ne se font pas attendre et dès 1989 Aldrick s’illustre sur le circuit Junior, terminant par exemple 5ème du championnat de France se déroulant alors sur le difficile terrain de La Baule. Assoiffé de performance, la scène nationale ne lui suffit plus et deux ans plus tard, en 1991, Aldrick revêt l’écharpe de vice champion d’Europe Jeunes Cavaliers par équipes à Donaueschingen, en Allemagne, aux commandes de Klid. Il n’en faut pas plus à la FFE pour voir en lui une pépite pour l’avenir tricolore (bien vu l’artiste !) et lui apposer le label « athlète de haut niveau », bien plus sexy que Appellation d’Origine Contrôlée !

Petit à petit l’oiseau Cheronnet fait son nid et explose au plus haut niveau à partir de 1997 où il enchaîne les internationaux et prend une place de titulaire en équipe de France. Parallèlement il forme de nombreux jeunes étalons confiés par les Haras Nationaux mais cela ne l’empêche pas d’être ultra-performant parmi les cadors de la discipline. 3ème de la puissance du CSI-W de Prague, 5ème du Grand Prix du CSI de Vigo, 6ème de celui de Vérone, et 8ème de ceux de Royan et Vichy, voilà autant de résultats qui ont composé l’année 1997 du centaure.

Pour lui les années se suivent et se ressemblent et vous devez le savoir, la régularité c’est le propre des génies ! Ainsi en 1998, outre de nombreux classements en Grand Prix, Aldrick fait également partie de l’équipe nationale qui termine 3ème de la Coupe des nations de Prague. Entre 1998 et 2005, notre champion a moins le vent en poupe même s’il termine 3ème puis 8ème des Grands Prix Coupe du monde de Millstreet, en Irlande. Depuis cette période, le Bordelais se fait rare sur les terrains de 5* mais il est très performant au niveau 2* et 3* avec bon nombre de chevaux. En 2011, il fait un retour tonitruant devant le grand public, et pas n’importe lequel, le sien, celui du CSI 5*-W de Bordeaux, associé à son Barbarossa van Paemel (Darco). C’est avec ce même partenaire qu’il s’adjuge une 14ème place dans le Grand Prix Coupe du monde de Göteborg quelques semaines plus tard. Les bons résultats s’enchaînent en 2011 mais rapidement les apparitions en concours du plus haut niveau se font rares et Aldrick continue sa route en formant de nouveaux chevaux sur des concours moins importants.

Il aura finalement fallu attendre samedi soir pour voir à nouveau l’artiste au sommet de son art. Associé à son tout bon Tanael des Bonnes (Watch Me*Hoy), l’Aquitain, porté par son public, a réalisé un premier parcours incroyable de fluidité et de maîtrise. Avec un barrage très intelligemment monté, Aldrick ne prend pas de risques inconsidérés, conscient de l’inexpérience de son protégé à ce niveau ; le duo termine à une magnifique 6ème place. Installé depuis huit ans à St Nicolas de la Grave, dans le Tarn-et-Garonne, le cavalier dispose d’installations de choix, de propriétaires engagés, la SNC écuries du Herrin appartenant à Monsieur Belooussoff, ainsi que de chevaux prometteurs à l’image de U-Cantis (Cantos), fidèle depuis plusieurs années maintenant, ou encore Atlantys by Wisbecq (Argentinus), auparavant monté par Valentine Belooussoff. Espérons désormais qu’on verra Aldrick davantage à la télé parce que perso, nous il nous a fait vibrer samedi soir !

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *